Données et documentation mathématiques, préserver, accéder : aujourd’hui et demain
2023-11-27
CIRM, 163 avenue de Luminy, Case 916
13288 Marseille cedex 9, FRANCE
14:15 - 15:15
La conservation pérenne : Exegi monumentum aere perenniusYves Desrichard (Abstract-pdf)
La question de la conservation pérenne des informations, des documents, des supports, est devenue centrale dans les préoccupations des bibliothécaires, documentalistes, archivistes. Un grand nombre d’éléments rendent plus ou moins facile, plus ou moins pérenne, cette conservation : les informations, de plus en plus nombreuses, les supports, de plus en plus volatiles et, pour les documents numériques comme pour les autres (l’écriture, après tout, est le premier des codages), les évolutions des codages éventuellement utilisés pour fixer les informations sur les supports.
La conservation pérenne doit être mise en œuvre de façon raisonnée, en abandonnant d’emblée l’hypothèse de l’exhaustivité : on ne peut pas tout conserver, sur tous les supports. Dès lors, il faut faire des choix, mettre en place des infrastructures, des politiques de transfert, définir des lieux de conservation, des stratégies d’accès, etc. Et ne jamais oublier que Legere enim et non intellegere neg legere est : « Lire sans comprendre, ce n’est pas lire » : au-delà des supports de conservation, et des informations conservées, c’est l’intelligibilité et par conséquent les aptitudes de celui qui consulte qui doivent être, en premier lieu, pérennes.
Yves Desrichard se décrit comme Conservateur à la retraite, il a travaillé à l’ABES dès sa création au service des ressources continues et a notamment participé à la création du SUDOC.
Panorama
Demande : proposer un point de vue conceptuel, avec le recul et la distance nécessaires, pour poser des questions.
Yves Desrichard choisit d’illustrer et introduire son propos à l’aide d’un épigramme, une épitaphe, en grec, sur un support en “marbre de Cassis”, découverte à la fin du XIIIe , elle date du 3e siècle avant J.-C. Nous ne savons pas à qui elle est dédiée, l’information a été perdue. Plus un support est dur, plus il dure dans le temps, mais moins il comporte d’informations.
La conservation pérenne, c’est possible : avec un ensemble de conditions, à l’aune du temps, mais qu’entend-t-on par durable ? Quelle échelle de temps ? 10, 100,… années ?
Le matériau qui traverse le temps donne une assurance de pérennisation de la conservation.
Il est possible de distinguer trois problématiques pour la conservation pérenne :
Très peu de choses vont pouvoir traverser le temps, sI on ne se préoccupe pas de la conservation pérenne.
Ce que n’est pas la conservation pérenne :
- Ce n’est pas une sauvegarde, c’est une démarche ; - Ce n’est pas une façon de faire de la place - Ce n’est pas du stockage : on ne conserve pas seul dans un coin. Il faut mettre en œuvre une vraie politique.
Problèmes :
Inflation du nombre de supports, de matériaux et de formes variés,
Inflation d’informations à conserver
Inflation qualitative des supports
Même chose pour le codage : codage binaire ->
Mais derrière de nombreuses variations et contraintes techniques: multiplicité des codages à base binaire
Il faut lutter contre la tentation de tout conserver, qui dit conservation dit élimination !
“Nous mourrons en naissant et la fin dépend des origines”
Tous les supports sont amenés à se détériorer. Beaucoup de supports papier, notamment ceux blanchis à l’acide, s’autodétruisent.
La notion d’obsolescence existe pour tous les supports. Le support s’auto-détruit, l’information disparaît avec. Il n’y a rien à faire contre l’obsolescence et la détérioration des supports.
Les supports de conservation en fait n’en sont pas, l’obsolescence du support oblige à la mise en place d’une dynamique autour du sujet, la mise en ouvre d’une vraie politique de conservation pérenne.
Il faut prendre en compte les risques environnementaux, budgétaires, juridiques, questions importantes car elles touchent à l’accessibilité de l’information, mais aussi ceux liés aux compétences des personnes, il faut mettre en oeuvre des formations pour les personnes qui vont accompagner la conservation pérenne.
Problématique des métadonnées : il faut l’indexation la plus fine possible pour atteindre précisément l’information recherchée -> sans cela, pas de conservation pérenne, l’accessibilité de l’information étant conditionnée par la qualité et la finesse des métadonnées.
Les métadonnées font partie des éléments à prendre en compte dans une politique de conservation pérenne
Les différentes contraintes :
1. Plan de conservation partagée=plan d’élimination partagée
Qui dit conservation, dit éliminer => définir une vraie politique d’élimination
2. Conservation pérenne : on ne conserve pas pour soi, on conserve pour des usages et pour des usagers qu’il faut anticiper mais c’est très difficile.
La conservation pérenne est un processus dynamique : faut-il envisager la modification des supports pour pérenniser l’information qu’ils contiennent ? Il y a des risques liés au transfert de l’information d’un support à un autre.
Faut-il éliminer le support de départ après le transfert ? C’est un processus dynamique qui peut s’’accompagner de perte d’information à chaque transfert. Quel pourcentage de perte est-on prêt à accepter dans la copie ?
Au cinéma, lorsqu’on numérise un film, on ne restaure pas l’œuvre d’origine, on réalise une copie numérique de l’œuvre.
Faut-il un seul lieu ou plusieurs lieux ? Peut-on se permettre de multiplier les dépôts, ou faut-il se répartir la conservation ?
Il est difficile d’envisager une politique de conservation pérenne sans collaboration, partage, répartition. Il n’est plus possible aujourd’hui d’envisager pour un établissement seul de porter un processus de conservation pérenne (ex BNF).
Qui doit mettre en œuvre la politique de conservation ?
On peut distinguer 3 acteurs : les scientifiques, les bibliothécaires et les éditeurs scientifiques.
Conserver n’a pas de sens si on ne se préoccupe pas de l’intelligibilité : c’est un élément très important, car, au-delà du support, il faut comprendre l’information : il faut un corpus à conserver pour permettre de déchiffrer l’information. Au-delà des supports, des moyens techniques, il faut s’assurer que les humains qui accèderont à l’information pourront la comprendre. L’Intelligibilité c’est l’intelligence humaine, finalement, on est là pour conserver l’intelligence humaine.
Exemple de la tablette en étrusque, on peut la lire mais on ne comprend pas le sens de ce qui est écrit (??)
Souci de plus en plus prégnant de la conservation, voire une sacralisation de la conservation, mais, paradoxalement, dans un monde où on assiste, en parallèle, à une destruction de plus en plus rapide du vivant : on ne conserve pas le vivant ?
La conservation pérenne coûte de l’énergie et de l’argent ! Paradoxalement, elle contribue donc à la lente destruction de notre environnement, par la consommation de ressources non renouvelables (eau, terres rares, production des supports, électricité).
La conservation pérenne nous confronte à notre propre obsolescence en tant qu’être humain.
Source : Dictionnaire des sentences latines et grecques / Renzo Tosi (Ed. Jérôme Millon)
Une citation latine par slide
15:15 - 16:00
La longue vie des documents mathématiquesCatherine Goldstein (Abstract-pdf)
La durée de vie des théorèmes et des méthodes mathématiques est très longue, certains résultats retrouvant leur pertinence et leur actualité des décennies, voire des siècles, après leur première publication. Je donnerai quelques exemples, qui montreront aussi la variété des supports documentaires utiles, j’évoquerai quelques aspects des relations entre spécialistes des mathématiques et spécialistes de la documentation (en tant qu’elles touchent à l’acquisition, à la conservation, mais aussi aux classifications et à l’accessibilité des documents), et je discuterai enfin des exigences particulières des historiens et historiennes des sciences mathématiques.
Les mathématiciens ont toujours eu un grand intérêt pour la documentation mathématique.
Le lecteur lit le livre, le bibliothécaire lui s’occupe de tout le paratexte (ensemble des éléments textuels d’accompagnement d’une œuvre écrite), de l’achat, de la conservation et de la mise à disposition.
Une idée enfouie depuis des dizaines d’années peut tout à coup resurgir et se retrouver au premier plan de l’actualité : la pérennité de l’information entraine la pérennité de la conservation.
Article : La bibliothèque, laboratoire du mathématicien, BBF, 2002-6
Disquisitiones Arithmeticae de Gauss
problématiques des traductions et des éditions successives qui ne donnent pas nécessairement une image précise de la version d’origine (adaptation aux connaissances plus modernes par exemple)
De nouveaux sujets réactivent des sources tombées dans l’oubli -> pérennité de l’information
“Tous les écrits mathématiques sont importants”.
Pérennité de l’indexation et du catalogage : ex AMS classifications disparues. Un élément important pour la conservation pérenne : la pérennité de l’indexation.
Spécificité des historiens et historiennes des mathématiques.
Nécessité de conserver au-delà du contenu lui-même de l’article, les paratextes pour permettre une analyse plus fine
Exemple : les éphémères sont des informations supplémentaires. Ce peut être la liste des pays où le fascicule est diffusé. Elle permet une cartographie de la diffusion.
“Oublier est une activité très saine” – Serres
On apprend à trier pour soi, mais cela ne signifie pas qu’on est légitime à trier pour les autres .
Trier est très subjectif.
16:00 - 16:15 Pause
16:15 - 17:00
Mathématiques : le temps longPascal Hubert (Directeur du CIRM)
Témoignage de comment P Hubert voit les choses, en tant que mathématicien. Son point de vue personnel
Des exemples personnels, vécus
L’usage des documents par les mathématiciens : l’exemple des écrits du mathématicien W. Thurston et de l’exposé d’Hubbard au CIRM (la construction “bouillabaisse”)
Maths : science cumulative
Un exemple au CIRM : Géométrie et topologie
William Thurston (1946-2012), Mathématicien américain, médaille Fields en 1982.
“Le temps long est essentiel et on ne jette pas les travaux de Thurston même si on pense que tout a été écrit et compris.”
Il faut du temps pour comprendre les articles fondamentaux en math et pour que les mathématiciens utilisent ces travaux (cf citation de l’article inv math 2007, M. Mirzakhani)
Il faut au moins 10 ans.=> temps d’appropriation des résultats mais aussi et surtout des méthodes
Au début, ce sont les résultats qui sont cités, puis ce sont les méthodes, une fois compris en profondeur l’article
Article paru en 2018 (IHES) 72/112 références ont plus de 10ans
Spécificité des articles de math : une partie des citations portent sur des travaux qui ont + de 10 ans par rapport à la date de l’article.
Sur un article, 1/3 des citations sont anciennes et ces citations sont sûrement les plus importantes.
Témoignage personnel
17:00 - 17:25
Réflexions du RNBM et Mathdoc sur la conservation
pérenne : Comment peut-on assurer un accès aux documents mathématiques à
très long termeValérie Mahut, Olivier Labbe (Abstract-pdf)
L’émergence des revues publiées par les éditeurs uniquement en format électronique et qui implique un abandon du format papier nécessite de réévaluer la mission de conservation du RNBM.
Nous souscrivons des droits d’accès aux revues électroniques et l’accès au contenu acheté comporte des risques. L’archivage au contenu n’est pas toujours garanti ou mal connu.
Face à ces risques de pertes d’accès à des contenus scientifiques électroniques à long terme et ainsi d’une perte d’un instrument de travail de la communauté mathématique, il est urgent de réfléchir ensemble à des stratégies d’action.
Cette synthèse pose certaines questions et fait un état des lieux des solutions d’archivage au niveau national et international. Il propose quelques solutions qui permettrait une conservation partagée électronique des revues mathématiques.
Ce document rappelle que l’archivage électronique pérenne, thématique de cette ANF, est un enjeu majeur pour les bibliothèques qui ont besoin d’avoir une mission claire au niveau national.
Document synthétique d’une enquête (?) commandée par l’INSMI
NUMDAM n’est pas un “site d’archivage” seulement un site web, une bibliothèque numérique
Solutions techniques (services de pérennisation) où l’on peut déposer des documents mathématiques :
Existent depuis une vingtaine d’années.
Préconisations CNRS : mettre en oeuvre une des 3 solutions proposées par Mathdoc (cf. le projet GEODESIC)
Prévoir un financement pour les solutions existantes
-> Avoir une mission d’archivage clair et pérenne
-> Semble essentiel qu’une politique nationale doit être mise en place (FL)
18:00 - 19:25 Apéro de régions – Session
poster
Pad collaboratif du mardi matin
9:00 - 9:45
Securing perpetual access to licensed electronic content: Lessons learnt
from project NatHosting in GermanyHildegard Schäffler (Abstract-pdf)
Scientists can only work reliably with digital publications, in which libraries invest a significant amount of money, if access and immediate availability of the content as well as perpetual access rights are secured. The project „National Hosting of Electronic Resources“, which was funded by the German Research Foundation until 2022, developed and tested a concept which was mainly built on two pillars. In addition to negotiating a nation-wide consortium with the digital preservation service Portico, the project partners designed and built the prototype of a Private LOCKSS Network (PLN) with several nodes for content not covered by Portico. In the course of the project, it became clear for several reasons that the concept had to modified in favour of expanding the cooperation with Portico rather than pursuing the PLN route. At the same time, a developing environment of complementary hosting solutions in Germany can be observed.
Exposé en anglais
Plusieurs partenaires dans ce projet
Problème : garantir l’accès sans interruption aux ressources sous licence pour la recherche et l’enseignement
Solutions :
The Two-Pillar Concept (projet fondé par une fondation allemande sur la recherche (DFG) jusqu’en 2022
- Pillar 1 : consortium national avec PORTICO (depuis 2017) - Pillar 2 : opération d’un concepte PLN (Private LOCLSS Network)
En Allemagne le consortium Portico vise la couverture la plus large possible des institutions allemandes, en atteignant idéalement le seuil des licences nationales
Pour des questions techniques, le Pillar 2 a été abandonné, en faveur d’une extension de la licence à un maximum de bibliothèques sur PORTICO. La DFG finance ces opérations.
Idée : éteindre la solution PORTICO, en complément avec une solutions répartie avec de grandes bibliothèques de référence (Leipzig, Göttingen, …) ; créer un système de miroir en Allemagne ; il existe un système de miroir aux Pays-Bas
Il faut un “rights managment system” - lourd, laboureux mais nécessaire
Question: Comptez-vous conserver les journaux électroniques (digit Zeitschrifften https://www.digizeitschriften.de/ ) ?
The need for action arises when trigger events occur
9:45 - 10:30
Vigilance sur les fonds des bibliothèquesComité d’organisation (Nathalie & Dominique Barrège)
(vigilance sur les fonds qui disparaissent…)
Contexte
Conservation pérenne de l’imprimé.
Enquête sur les fonds documentaires
Comment anticiper, accompagner ?
-> difficultés :
Différents types de situations :
Niveau de prise de décision “inconnu” / Dir. Labo / Conseil de labo ou CA / Université et dir. labo / Présidence université
Proposition d’avoir un débat ensemble sur 3 cas avec le moins de perte des fonds possibles
Etude de cas 1 ! Vous êtes resp d’une bib, vous souahitez travailler sur vos coll pour libérer des esp de travail en groupe, de médiation, d’exposition. Que faire ? Quels conseils pour le faire au mieux?
Les critères :
Rappel : le CTLES fait des appels pour conserver des collections de revues (uniquement en île-de-France)
Impliquer les chercheurs dans toutes ces réflexions.
Charte documentaire / Politique sur le désherbage
Etude de cas n°2 : Vous êtes responsable scientifique de la bibliothèque, la labo souhaite ferme la bibliothèque. Que pouvez-faire ?
Piste de réponses
Etude de cas n°3 : Vous êtes directeur de laboratoire, vous n’avez plus de personnel qualifié pour gérer l’espace documentaire. Que pouvez-vous faire ?
Recommandations :
Le réseau peut apporter un soutien aux bibliothèques en difficultés. Pourquoi ne pas mettre en place un “café des bibliothèques” où la direction du labo et les responsables du réseau échangent sur le sujet ?
Les fonds qui disparaissent.
Enquête
Beaucoup de non-réponses
10:30 - 10:45 Pause
10:45 - 11:30
Papier : règles de conservation (La qualité du papier ? Qualité de
l’encre ? Le print on demand est-il un format conservable ? )Philippe Vallas (BnF) (Abstract-pdf)
Bref rappel des problématiques de conservation des documents sur papier, en partant de leur structure, des principaux matériaux constitutifs et de leur environnement au sens large ; revue des différents traitements physiques pouvant entrer dans une stratégie de conservation, et leur articulation possible avec l numérisation. La séquence finale de questions/réponses permettra d’adapter le discours au plus près de la réalité du terrain.
Rappel des fondamentaux
- Faiblesses structurelles des documents
Mesures pratiques que l’on peut en déduire pour conserver au mieux les collections
Articulation avec la numérisation et à quelles conditions
Matériaux :
Papier - Révolution technique au milieu du XIxème siècle avant -> papier préindustriel à base de chiffon, matériau durable - Papier du 3ème siècle avt JC en bon état => fibres plus longues qui en font sa solidité
milieu 19es : papier à pate de bois :
Papier industriel - pas assez de chiffon pour répondre au développement de l’édition imprimée. passage au papier à base de bois
incvt fibres plus courte, fragiles, puis procédé chimique => papier plus couteux (pas pour édition courante, comme la presse)
Papier industriel contenant des composés qui affectent la conservation : cellulose, lignine (->jaunissement du papier) ; encollage (gélatine animale, amidon avt le 1850, matériau stable) Après 1850, remplacement par un composant chimique (alun colophane), il produit de l’acidité qui dégrade le papier. A partir des années 1960, évolution des produits d’encollage (AKD, colophane modifiée), sans acidité
encollage permet au papier de recevoir l’encre (imperméabilisation du papier (avt 1850 avec des produits naturels (gélatine, amidon, gommes naturelles, stables dans le temps)
à partir de 1850 utilisation de l’alun colophane (moins cher) pour la presse => ds le temps produit de l’acidité qui dégrade le papier
A partir des années 60, améliorations (colophane modifiées, AKD utilisés en milieu alcalin et non acide donc pas dégradant)
Les charges se sont des produits supplémentaires pour donner de l’opacité, de la densité. Moins cher que la cellulose. Cela a évolué mais au départ certains produits émettaient des acides.
Les azurants optiques, produits chimique qui par réfraction donnent l’apparence de blancheur et ont la particularité de jaunir avec le temps.
les papiers des années 80’-90’ donnent de bon résultats ds tests de vieillissement
Encres
contraste entre encre d’imprimerie (liant à base d’huile de carbone) et les encres manuscrites, instables voire nocives pour le papier (explication des encres métallogalliques) - Pbl encres modernes, plus chimiques avec composition par toujours connue - Pbl des tapuscrits avec des encres qui restent en surface du papier (décollage par frottement)
Documents en tant qu’objets
faiblesse structurelle de la reliure => passage de l’objet artisanal solide, avec des collage et des couvrir peu protectrices
Environnement
Conservation préventive plus importante que le curatif
3 grandes techniques pour construire une stratégie de conservation pérenne, possibilité de combiner ces 3 techniques :
Tarif numérisation : page presse 60 cts
Impression de qualité suffisante pour longue durée, y a-t-il encore des imprimeurs capables de le faire ?
Imprimer une bonne fois sur un bon papier, avec un bon imprimeur
papier permanent mis au point dans les années 80, mais peu utiliser en Frce pour l’impression
Des documents numérisés plusieurs fois au cours de la vie de Gallica. Equipe à l’écoute, sur signalement par un utilisateur, renumérisation
Articulation SPAR et CINES ? SPAR : 2 sites, un 3ème en installation
Partenariat ProQuest / Gallica
11:30 - 12:00 Géodésic
(déplacé)Olivier Labbe (Abstract-pdf)
Présentation d’une bibliothèque numérique pour faciliter la recherche et la navigation vers le corpus mathématique en accès libre
Déplacé à 15:00
Pad collaboratif du mardi après-midi
14:00 - 14:30
Garantir l’accès pérenne à la documentation numérique : l’archivage dans
les négociations du consortium CouperinAdeline Rege
(Abstract-pdf)
Le développement de la documentation en ligne a rendu cruciale la question de la pérennité des accès aux contenus auxquels les établissements sont abonnés. Or, tous les éditeurs ne garantissent l’accès aux archives, notamment en cas de désabonnement. C’est pourquoi le consortium Couperin en a fait l’une de ses priorités, que ce soit pour les négociations courantes avec la mise en place de la plateforme PANIST ou par le biais du programme national d’achat d’archives ISTEX. Le consortium s’efforce désormais d’inclure, dans les accords signés avec les fournisseurs, la remise de l’ensemble des données et métadonnées pour chargement sur les plateformes d’archives nationales, qui assureront la conservation des données sur le territoire national et la gestion des accès sécurisés à ces contenus. Il s’agit d’une mesure destinée à assurer la souveraineté sur des données acquises, leur conservation pérenne sur le territoire français, et l’accès sans frais aux ayants-droits, indépendamment de la politique des éditeurs.
14:30 - 15:00
Rôle de l’Inist sur les archives pérennes. Focus ISTEX et
PANISTMichèle Bonthoux (Abstract-pdf)
Depuis plus de 10 ans, l’Inist est l’opérateur de deux plateformes d’accès pérennes à des archives scientifiques multidisciplinaires et multilingues : ISTEX et PANIST.
Ces plateformes sont hébergées à l’Inist et permettent l’accès aux archives via l’environnement numérique de travail des établissements.
ISTEX et PANIST sont complémentaires, ils garantissent tous les deux un accès pérenne aux ressources négociées quelle que soit l’issue des négociations futures, indépendamment des plateformes des éditeurs. Néanmoins, elles opèrent dans des cadres différents et sur des périodes de temps qui s’additionnent.
ISTEX
Porté par le CNRS, l’ABES, le consortium Couperin, et l’Université de Lorraine et France Université, ISTEX est alimenté par une politique massive d’achats d’archives scientifiques et de collections rétrospectives, accessibles à l’ensemble des personnels de l’Enseignements Supérieur de la Recherche française (chercheurs, responsables d’établissements, conservateurs, documentalistes, doctorants, étudiants, …).
PANIST
L’Inist et le consortium Couperin ont mis en place la plateforme PANIST qui donne accès à des archives courantes, pour tous les établissements ayants-droits ayant signé la clause d’accès via PANIST avec les éditeurs.
Ces deux plateformes sont développées par l’Inist, sur un socle commun pour mutualiser les moyens techniques. Elles offrent non seulement un accès contrôlé à des archives pérennes mais également des services tels que la mise à disposition de métadonnées de qualité, la mise à disposition des documents en texte intégral, l’intégration à l’environnement numérique local indifféremment entre les ressources courantes et les collections rétrospectives, l’interrogation avec des moteurs de recherches puissants et des outils de fouille de texte.
Ces plateformes nécessitent des moyens techniques, humains et financiers conséquents.
Coûts élevés mais services supplémentaires et hébergement en France
15:00 - 15:30
Formats d’archivage pérenne de Mathdoc avec illustration des
solutions d’archivage pérenne retenues pour Mersenne (+
Géodésic)Olivier Labbe (Abstract-pdf)
Présentation de la solution d’archivage pérenne mise en place par Mathdoc pour Numdam et le centre Mersenne
Libre accès à différents endroits selon les périodes (Jstor, Internet Archive…)
FAIR
Proche de Numdam
Offre de stockage sur bande à l’étude (amazon, ovh…)
Outils de vérification avec du code différent de celui qui sert à créer l’archive
Modèle abstrait - très général
v1 début 2000v2 alpha 2019v2 alpha 0.7 202315:30 - 16:00 Pause
16:00 - 16:30 KeepersGaëlle Bequet (ISSN-IC) (Abstract-pdf)
Keepers Registry (https://keepers.issn.org) est un service qui informe la communauté des bibliothécaires, éditeurs et chercheurs sur les dispositions prises en matière d’archivage des revues numérisées et numériques par les grandes agences de conservation partenaires.
Le Centre international de l’ISSN (https://portal.issn.org) assume la responsabilité de ce service depuis décembre 2019.
Keepers Registry agrège les données communiquées par 14 agences de conservation actives en 2023. 85 000 titres de revues sont aujourd’hui conservés parmi lesquels environ 21 000 par au moins 3 agences.
Le Centre international de l’ISSN a développé des statistiques et propose un nouveau service appelé Submit.Retrieve.Reuse fondé sur les données de Keepers Registry.
La présentation fera le point sur ces réalisations et sur la politique de développement de Keepers Registry.
16:30 - 17:00
Keep it save and (not so) simple - How we archive our licensed content
at the ZBWLuisa Kramer-Ibig, Kirsten Jeude (Abstract-pdf)
Unlike printed works, which - once purchased - are permanently available for use in library stacks, for electronic media usage rights are only licensed and not bought. Ensuring a long-term availability in this case is first of all not in the hands of the libraries.
In the role of a negotiator, the ZBW - Leibniz Information Center for Economics acquires licenses for consortia and, as a service to the consortium participants, ensures sustainable and long-term availability for licensed electronic resources. Where possible, archiving rights are also negotiated during licensing. If a so-called “trigger event” happens (if the provider can no longer or does not want to provide the resource itself) through this it is possible to ensure the long-term availability of these electronic resources.
Based on this motivation, a workflow starting from the licensing of electronic resources ending with digital long-term archiving has been developed and tested since autumn 2021 in the project SAVE - Systematic Archiving of E-Media.
As a very last step in our workflow we provide the information about our archiving activities to the Keepers Registry, which is integrated in the ISSN portal. The Keepers Registry acts as a global monitor on the archiving arrangements for continuing resources including e-serials.
In this practical report we present: How the essential requirements for an IT infrastructure were determined and implemented; what experiences were made in communicating with the providers for obtaining the data and what consequences were drawn from this; What status our workflow has now reached in terms of checking the full texts for completeness, validity and integrity as well as checking the metadata for completeness and converting them as a basis for uploading to a repository; what the interaction of the many actors in the workflow looks like; and how transparency about archived publications is created not only for license participants.
Présentation en anglais
17:00 - 17:30 CLOCKSS -
LOCKSSThibault Guichard-Callin
Pad collaboratif du mercredi 22
9:00 - 11:00
Table ronde échanges croisés sur la conservation et l’accès pérenne à la
documentation scientifiqueYves Desrichard, Adeline Rège, Clément Oury, Evelyne Miot, Catherine Goldstein, Michèle Bonthoux
Qu’est-ce qu’une archive scientifique et qu’en fait-on ?
3 thèmes autour de l’archivage pérenne :
Un maximum de chose :
Numérique : métadonnées au plus tôt sinon jamais (vrac=intraitable). Démarche pro-active nécessaire.
Enjeux de la description (metadata)
Choix parfois par défaut (numérique, volume, espaces )
Charte d’archivage sur le modèle d’une charte documentaire ?
Spécificité des maths : petits volumes
L’archivage pérenne des revues n’est-il pas trop sérieux pour être confié aux éditeurs
Bibliothèques : clivage Culture (BnF) / EN
Universités : clivage Enseignement / Recherche
Articuler archivage pérenne et accès pérenne (si possible simple)
Trouver
Centaurus 2021en free access
échelon européen ?
11:00 - 11:15 Pause
11:15 - 12:00
Présentation du projet de recherche PatriMaths sur l’histoire
de la patrimonialisation des mathématiquesSamson Duran (Abstract-pdf)
Ce projet d’ANR étudie, du point de vue historique, les processus de patrimonialisation dont les mathématiques ont fait l’objet, du XVIIIe au XXe siècle, via des supports imprimés rassemblant ce qu’il vaut la peine de conserver des savoirs mathématiques (encyclopédies, œuvres complètes de mathématiciens, collections de traités, etc.) ou destinés à rassembler une partie des savoirs déjà produits (bibliothèques, répertoires, etc.). L’un des objectifs est d’établir des collaborations avec des institutions de conservation et de valorisation du patrimoine pour faire émerger des fonds susceptibles d’être mis en valeur, tant en direction des chercheurs que du « grand public ». Dans cet exposé, je présenterai donc le projet PatriMaths en m’intéressant plus particulièrement au volet concernant les bibliothèques françaises de recherches en mathématiques.
Samson (post doc) annonce qu’il n’est pas prolongé sur le projet
Processus de patrimonialisation du XVIIIe au XXe : pas fait pour l’histoire des mathématiques
~20 chercheurs + 2 bib
14:00 - 18:00 Visite Grotte Cosquer
Pad collaboratif du Jeudi matin
9:00 - 9:30
Ouverture de la journée - INSMIChristophe Delaunay
Institut National des Sciences Mathématiques et de leurs Interactions
9:30 - 10:00 Histoire du RNBM
Elisabeth Kneller, Djalil Chafai
10:00 - 10:15 pause
10:15 - 11:45
Table ronde avec les anciens directeurs du RNBMLiliane Zweig, Claude Zuily, Odile Luguern, Bernard Tessier, Francesca Leinardi, Djalil Chafai, Frédéric Hélein (en visio)
théorème de marguerite
11:45 - 12:30
Interview de Thierry Bouche par Filippo NuccioThierry Bouche, Filippo Nuccio
Pad collaboratif du jeudi après-midi
14:00 - 15:30 Table Ronde
: Le RNBM 2030Animation : Cécile Armana, Natara Gil-Condé.
Participants : Karim Ramdani, Lucie Albaret,
Claire Dozier, Evelyne Miot, Claude Sabbah,
Christophe Delaunay, Caroline Fieschi, Elisabeth
Kneller, Valérie Mahut, Djalil Chafai,
15:50 - 18:00
Forum des math à la bibliothèqueLes documentalistes/bibliothécaires font des maths.
18:00 - 19:00 Pot d’anniversaire
19h30 Bouillabaisse
9:00 - 9:45 Retour
sur l’enquête de l’INSMIDjalil Chafai, Elisabeth Kneller
9:45 - 10:45 Bilan et
projets du RNBMElisabeth Kneller, Djalil Chafai
10:45 - 11:00 Pause
11:00 - 12:30
Bilan et projets des groupes de travailMathieu Haefele
Recherche de volontaires pour réfléchir à un vocabulaire commun d’indexation dans les entrepôts data ou code (basé sur MSC)
Mettre en place :
Signalement dans le RHPST https://rhpst.huma-num.fr